Économisez 5000$ par an sur votre épicerie

Quand économiser rime avec bien manger

Épargnez 5000$ par année sur votre épicerie

Le prix du panier d’épicerie ne cesse d’augmenter et tout le monde cherche à en avoir plus pour son argent. Il y a plusieurs options qui vous permettraient de diminuer votre facture. Voyez comment notre famille réussi à dépenser 5000$ de moins que la moyenne québécoise en épicerie par année.

Je dois souligner le fait que minimiser sa facture d’épicerie ne veut pas dire de couper sur la qualité de son alimentation. C’est plutôt l’inverse qui se produit généralement! J’ai 2 jeunes enfants avec ma conjointe, nous ne faisons pas de compromis sur la qualité de notre nourriture et visons la diversité de produits frais. En haute saison, nous nous approvisionnons majoritairement à notre ferme locale, partenaire d’Équiterre, qui est littéralement à 5 min de chez nous, derrière mon épicerie IGA et mon Wal-Mart. Une mixité résidentielle, commerciale et agricole comme on les aime. Qui a dit que Laval n’était pas intéressant?

Je ne vais donc pas vous dire que le Dollarama fait parti de notre run de lait du samedi après-midi pour économiser. Je ne sauve pas de l’argent en achetant des choses cheap. Je mise sur la qualité, le bénéfice long terme et les ratios $/volume ou $/gramme, sans me laisser distraire par le cout d’acquisition parfois élevé à court terme.

Je suis celui qui fait l’épicerie à la maison, tous les samedis avec mon garçon, et j’ai appris à reconnaitre la valeur des choses. Pendant que la famille québécoise moyenne dépense plus de 10 000$ par an sur son épicerie, nous en dépensons 5 525$. Bien manger tout en épargnant 5 000$ par année ça vaut quelque chose. Fois 2.

Je suis par contre obligé de dire avant de continuer que, contrairement à ce que la plupart des gens perçoivent, les dépenses en épicerie ne prennent pas plus de place dans notre budget qu’avant. En fait, elles ont systématiquement diminuées depuis 30 ans, passant de 30% du revenu disponible des familles, à près de 15% aujourd’hui. Oui, les prix ont augmenté, mais pas aussi rapidement que le revenu des ménages. Ainsi, nourrir la famille d’aujourd’hui coute moins cher, beaucoup moins cher, en revenu disponible que pour nos parents ou nos grands-parents à leur époque. C’est frustrant de voir les prix monter j’en conviens, mais on ne peut pas se plaindre que bien manger et faire son épicerie soit plus difficile que par le passé. C’est tout le contraire!

Ceci dit, 15% d’un budget ce n’est pas négligeable. Et ça n’inclut pas les restaurants! Mais ici il n’y a pas de recette miracle. Ne cherchez pas à miser sur la technique qui vous permettra d’économiser, c’est une addition de comportements qui fera la différence. Mettez l’emphase sur ceux qui vous conviennent le mieux, c’est leur persistance dans le temps qui compte.

Ne pas payer plus de 3% de taxes

Une manière simple et rapide de poser un diagnostic global sur son panier d’épicerie : regarder le montant de taxes payées. Plus de 3% de taxes devrait lever un drapeau jaune. Pourquoi? Parce que l’ensemble des aliments bruts, non-transformés ou dédiés aux bébés ne sont pas taxés. L’excédent provient presqu’exclusivement des aliments transformés ou ultra-transformés dont les prix de revient sont les plus élevés ($/100ml, $/100g). Le montant des taxes devient alors un macro-indicateur à la fois de la qualité de la nourriture de votre panier, mais aussi de son efficience à rassasier la famille par dollar dépensé. La majorité de nos paniers d’épicerie devraient afficher entre 0,5% et 1,5% de taxes.

Faire une liste et la respecter (ben oui!)

Je n’invente rien ici et pourtant beaucoup de gens se présentent à l’épicerie sans plan de match. Pendant ce temps, votre marchand épicier en a un plan de match lui, et il n’est pas là pour vous servir. Voguer dans les allées en réfléchissant à vos soupers de la semaine, c’est un faux sentiment de simplicité et de liberté. Tout en subtilité est installée dans les épiceries une dynamique robuste et prouvée de choix-dirigés. Le positionnement de produit, le marketing-olfactif, la comparaison-dirigée, l’ergonomie dispersée des produits, la linéarité de parcours, et j’en passe. L’agroalimentaire est l’une des industries déployant le plus d’efforts et de ressources pour attirer/diriger votre regard, et surtout vos émotions. Ne pas avoir de liste vous rend totalement vulnérable aux mains du commerçant, tant du point de vue monétaire qu’alimentaire.

Mais tout ça, ça ne fonctionne qu’avec les autres n’est-ce pas? Pas avec vous bien sûr. Juste les autres

Malgré mes plans de match systématiques que j’ai quand je fais mon épicerie, je me surprends encore à zieuter et vouloir prendre des extras dont je n’avais pas l’intention d’acheter. La liste me permet de me refocuser, prendre quelques instants pour réfléchir et ne pas me laisser tromper par l’inception des maîtres du marketing.

Parce que c’est bien ce que c’est. De l’inception. Un samedi après-midi. Avec les enfants. Habillé en mou. C’est le fun hein!

Faut leur donner ça, ils sont brillants. Soyons meilleurs qu’eux.

Cuisiner, pas faire à manger. Cuisiner.

S’il y a une partie de notre culture qui a été mise à mal depuis l’Équipe du Tonnerre, c’est bien la culture culinaire des chaumières. Les tout-préparé, ajoute-juste-un-oeuf, met-le-dans-le-four-pi-bang!-mange prennent énormément plus de place dans nos cuisines et laissent par le fait même un trou béant dans nos portefeuilles. Acheter de la nourriture déjà [partiellement] transformée/préparée est tellement plus dispendieux et inefficace. Que ce soit financièrement ou d’un point de vue alimentaire. Quand je parle de cuisiner, je ne parle pas de gastronomie ou de prouesses aux fourneaux. On n’a pas le temps de faire ça quotidiennement. Avec deux jeunes enfants et un troisième en route, je peux vous garantir que ça fait longtemps qu’on a laissé tomber le tataki aux graines de sésames grillées du mardi soir. Mais entre ça et des sandwichs aux oeufs pain blanc, il y a un monde qu’on est tous capable de saisir et de dépasser.

Acheter des aliments bruts. Préparer ses repas, lunchs ou dépanneurs, nous sommes tous capables de le faire. Restants, congelés, cannés, il n’y a rien de sorcier. Amener ses aliments là où on veut qu’ils aillent : c’est ça atteindre l’optimal alimentaire, gastronomique et financier de son alimentation. Et c’est toujours meilleur et à milles lieux que le tout-inclus de l’épicerie du coin. Ce n’est pas de faire plus avec moins. C’est faire plus avec la base. Un mélange à muffins ça ne s’achète pas. Ça se fait, avec de la fariné achetée. Du bouillon de poulet, ça pourrait être juste de l’eau bouillie avec des restants d’os de poulet du souper.

Ce n’est pas compliqué quand on y pense comme il faut. Je ne vous dirai pas comment faire, d’autres sont tellement meilleurs que moi et vous les connaissez: Ricardo, Signé M, Coup de Pouce, Le Cercle des Fermières, Bob le chef ou le grimoire hérité de grand-maman (le meilleur d’entre-tous évidemment).

C’est quoi ça des Smott’s en sachets? Tsé une pomme… C’est si simple. Et meilleur. Et économe.

Stocker le non-périssable

Si un aliment est non-périssable ou se conserve très longtemps, il n’y a aucun intérêt à acheter les petits volumes ridicules que l’on trouve en épicerie. Quand bien même qu’on le conserverait 6mois, 1an ou 2an, le 20Kg de farine ou le 5 litres de vinaigre balsamique vous allez l’utiliser. Et il coutera jusqu’à 30% moins que si on l’avait pris en épicerie, même en spécial. Acheter en gros coute moins cher et permet de faire moins d’épicerie ou des plus petits paniers en cours d’année.

Tout le monde connait Costco bien sûr, mais les grossistes de restaurants sont également une excellente façon de s’approvisionner à faible cout. Mon préféré est sans aucun doute Mayrand où on peut trouver tous les aliments de base en gros volume. Des 20Kg de pois chiches secs, des chaudières de beurre d’arachide, des 16 gallons d’huile. Une caverne d’Ali Baba! Et si vous trouvez que c’est trop pour vous, divisez avec les amis ou la famille, tout le monde y gagne. L’économie d’échelle, l’espace en plus.

C’est aussi vrai pour toutes sortes de légumes de saison qui se conservent longtemps, certains jusqu’à 9 mois sans effort! Quand la saison des courges est au rendez-vous, je vide littéralement l’étagère de l’épicerie! Imaginez des courges de saison, à bas prix, que l’on peut apprécier de septembre à mai. Tirez le maximum de vos légumes préférés tout au long de l’année.

Les coupons, les spéciaux égalés (Imbattables) et les applications

Non, je ne fais pas de couponing. Je ne rempli pas mon panier d’épicerie de 42 bouteilles de Fleecy en faisant de l’argent. Ce n’est pas ça utiliser des coupons. La télévision ce n’est pas la vraie vie, dois-je le rappeler. Par contre, j’accumule les dollars gratuits là où ils se trouvent facilement. Et nul besoin de partir à leur recherche, il y a des gens qui le font déjà pour les autres et partagent leurs trouvailles comme Lili on magasine. Vous n’avez qu’à les imprimer, 90% du travail est fait pour vous par la communauté et la balance c’est la caissière de l’épicerie qui le fait.

Pas envie de découper? Les applications rabais comme CheckOut51, Zweet ou Caddle sont d’excellentes options alors que l’obtention des coupons-rabais se fait intégralement sur le téléphone ou la tablette. Juste besoin de prendre votre facture en photo avec l’application et elles s’occupent du reste pour vous. Simple et rapide. Et rien n’empêche de profiter à la fois des rabais de ces applications et des coupons à la caisse ensembles. C’est l’optimal en fait!

Et il y a bien sûr tous les spéciaux en circulaires. Mais nul besoin de faire trois ou quatre épiceries pour aller profiter de tous les spéciaux intéressants. Les MAXI et Walmart acceptent tous les rabais/promotions/spéciaux de leurs concurrents sur présentation de la circulaire. Un seul arrêt, tous les rabais! Pas besoin non plus de fouiller les pages du Publisac, encercler les spéciaux et les retrouver un-à-un une fois à la caisse. Les applications Reebee ou Flipp intègrent toutes les circulaires d’un code postal où vous pouvez faire des recherches spécifiques et organiser vos choix, en plus de simplement feuilleter.

Jumeler ces trois approches ensemble est ce qui peut produire le plus d’économie concentrée. Un 15-20 minutes par épicerie qui fait toute la différence : 15 à 25% de réduction de la facture en moyenne par semaine!

Jardin

C’est la chose qu’il me reste à implanter avec ma conjointe. Ayant tout récemment déménagé, c’était pratiquement impossible de le mettre en place cette année. Une fois installé, je pourrai diminuer encore plus ma facture annuelle. Cette approche demande par contre plus de temps que les précédentes, mais la récompense est d’autant plus grande. Les aliments du jardin, ce sont toujours les meilleurs et les plus goûteux! Être un bon jardinier ce n’est pas sorcier, cela peut rapporter gros et vous protège de l’inflation des prix de l’alimentation.

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